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Hold my SFFF Challenge #10

On se retrouve pour parler littérature SFFF ! Et pour le mois de mars, ce sont les femmes qui ont pris le pouvoir, alors c’est parti !

Le Hold my SFFF Challenge, kézako ?

Le Hold My SFFF (pour Science-Fiction, Fantasy, Fantastique) Challenge est un défi de lecture sur an. Chaque mois, un thème est proposé avec une sélection de romans sélectionnées par Charmant-petit-monstre et Prettyrosemary, qui sont à l’initiative de ce challenge.

Le but ? C’est très simple, lire, découvrir et partager ses lectures sans aucune modération pendant un an. Un bon moyen de diversifier sa bibliothèque en somme. Si vous avez raté un mois, retrouvez tous les articles ici !

Pour le mois de février, le thème c’était : “Women in charge” – Autrices.

Les titres proposés étaient les suivants :

  • Les oiseaux de Daphné DU MAURIER
  • Les foulards rouges de Cécile DUQUENNE
  • Les seigneurs de Bohen d’Estelle FAYE
  • L’assassin royal (tome au choix) de Robin HOBB
  • La cinquième saison (Les livres de la Terre fracturée) de N. K. JEMISIN
  • Terremer d’Ursula LE GUIN
  • Le moineau de Dieu de Mary Doria RUSSEL
  • Vestiges de Laurence SUHNER
  • Chroniques du pays des mères d’Elisabeth VONARBURG
  • De griffes et de crocs de Jo WALTON

Mes lectures

Pour ce mois de mars, j’ai décidé de finir le cycle de Terremer d’Ursula LE GUIN et de lire la suite de The Handmaid’s Tale, The Testaments de Margeret ATWOOD.

1ère lecture :

Pour commencer ce challenge, j’ai lu Les Contes de Terremer d’Ursula Le Guin.

Les Contes de Terremer – Goro MIYAZAKI

Dans cet opus, on laisse de côté Ged, Tenar et compagnie pour se plonger comme son nom l’indique dans les contes de Terremer. Ce livre est un recueil de 5 nouvelles. Ces nouvelles se passent à différents moments. Ils sont soit dans le passé, soit dans le présent.

Ces nouvelles permettent d’introduire de nouveaux personnages et d’étayer sur certains aspects mentionnés rapidement dans les précédents tomes. Chaque nouvelle est indépendante autant des tomes précédents que des autres. Ainsi, on peut lire ce livre un peu comme bon nous semble.

Une fois de plus, j’ai aimé plonger dans le monde de Terremer et en découvrir toujours un peu plus, livre après livre, sur ce monde qui se révèle fascinant. Ursula Le Guin a le chic également pour parler de thématiques assez contemporaine comme la misogynie omniprésente chez les magiciens. D’ailleurs, dans ce livre on en apprend un peu plus sur la fondation de l’École de Roke et j’ai beaucoup aimé cette partie.

Résumé :

Terremer est un nom magique, mais Terremer est d’abord un lieu magique, ensorcelé, un chapelet d’îles.
La plus étrange et la plus puissante est l’île de Roke, qui abrite l’école des sorciers.
Car, dans le monde de Terremer, la sorcellerie est une science qui se pratique selon des règles strictes.

2ème lecture :

Eh bien, j’ai continué ce challenge avec la suite et fin de Terremer : Le Vent d’Ailleurs.

J’ai adoré ce dernier tome, vraiment. Déjà parce qu’il n’est plus du tout centré sur Ged, ce qui montre que Terremer n’est pas seulement l’histoire d’un seul et unique personnage, mais aussi, parce qu’on y retrouve une nouvelle fois Tenar et Therru en personnages principaux tout comme Arren. Et j’aime beaucoup ces personnages !

Ce tome vient clôturer l’histoire entamé avec Le Sorcier de Terremer, la boucle est bouclée, lecteur, tu peux passer à autre chose. Et, ça fait toujours quelque chose de fermer un livre en sachant qu’il n’aura pas de suite. Ce n’est pas chose facile. J’ai aimé cette fin et les précisions qu’elle apporte sur la relation entre les humains et les dragons.

Elle s’inscrit dans la suite directe de L’Ultime Rivage. C’est d’ailleurs pourquoi, Ged est aussi peu présent et Arren prend la place du personnage principal accompagné par Tenar et Therru. Comme dans l’Ultime Rivage, on se questionne sur la vie, la mort et leur sens. Un sujet profond abordé de façon à être compréhensible par les lecteurs de tout âge.

Résumé :

Aulne le sorcier fait chaque nuit le même rêve terrifiant qui le conduit le long du muret de pierres sèches qui borde le pays des morts. Et, alors qu’il espère y retrouver sa femme défunte, les morts viennent à lui. A l’ouest de Terremer, les dragons incendient maisons et récoltes, mettant fin à la trêve qu’ils observaient depuis le retour du roi Lebannen. C’est un temps de changements. Mais Ged, l’Archimage, ayant abandonné ses pouvoirs, Tenar son épouse, le roi Lebannen et tous les sorciers de Roke seront-ils assez puissants pour affronter ce temps des changements ? Et quel sera le rôle de Tehanu, la fille dragon ?

3ème lecture :

Pour changer d’Ursula Le Guin, j’ai décidé de retrouver Margaret Atwood et son excellent livre : The Testaments, suite de The Handmaid‘s Tale.

The Testaments, by Margaret Atwood

Pour être honnête, quand j’ai appris la sortie de ce livre, je n’ai pas compris. Bon, je m’explique. Quand j’ai fini The Handmaid’s Tale, j’ai trouvé que le livre avait une fin en soi, pas besoin de revenir à Gilead, on en avait déjà bien assez parlé. Et puis, la curiosité l’a emporté et j’ai voulu savoir ce que contenait ces nouvelles pages et je n’ai pas été déçue !

Tout d’abord, on ne suit plus une mais trois femmes. On retrouve la célèbre Aunt Lydia, antagoniste du livre précédent. Dans ce nouveau livre, son personnage prend un aspect tout à fait différent. Son évolution est très intéressante et c’est très intelligent de la part de Margaret Atwood d’avoir fait ressortir ce personnage une nouvelle fois. Les deux autres personnages sont Daisy, une jeune fille qui habite au Canada et Agnès, une jeune fille qui habite à Gilead.

Revenir à Gilead n’est pas chose facile, même 15 ans après les faits de la Servante écarlate. Il est toujours aussi dur d’être une femme là-bas. Mais l’opposition géographique entre Agnès et Daisy permet d’aborder un peu plus en détail le décalage entre Gilead et un pays libre mais aussi les relations qui existent entre les deux pays. Cet aspect transparaît notamment, dans le témoignage des deux jeunes filles. Aunt Lydia s’adresse à nous, lecteurs, grâce à un manuscrit The Ardua Hall Holograph.

J’ai préféré par bien des aspects cette suite à La servante écarlate. Déjà, le rythme du livre est beaucoup plus entraînant. Le fait d’alterner entre trois narratrices et donc, d’avoir trois points de vue rend la lecture plus dynamique et agréable. Je me souviens que même si j’ai adoré le précédent, j’en avais parfois un peu marre du ton de Offred et de n’avoir que sa vision des choses. En tous les cas, ce livre mérite d’être lu car il nous montre les rouages les plus secrets de Gilead.

Résumé :

Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Gilead a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur.
À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d’entre elles ont grandi de part et d’autre de la frontière : l’une à Gilead, comme la fille privilégiée d’un Commandant de haut rang, et l’autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Gilead tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d’un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu’elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s’accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes.
En dévoilant l’histoire des femmes des Testaments, Margaret Atwood nous donne à voir les rouages internes de Gilead dans un savant mélange de suspense haletant, de vivacité d’esprit et de virtuosité créatrice.

Et voilà, c’est fini pour le mois de mars ! Je suis plutôt contente de mes 3 lectures du mois.

On se retrouve le mois prochain autour du thème du mois d’avril : “T’es beau mon salaud” – Anti-héros. Et ce sera l’avant-dernier, quelle tristesse d’approcher de la fin… Je n’ai pas vu le temps passer et vous ?

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