Le 17 mars, nous nous sommes envolés, V. et moi, vers l’Espagne pour pouvoir profiter des fêtes de Valence : les Fallas ! Et oui, ce n’était pas un voyage solo mais un voyage en couple !

Nous sommes partis de Toulouse et direction Madrid ! Et oui, il n’existe pas ligne Toulouse/Valence donc nous avons dû faire un crochet par Madrid afin d’atteindre notre destination finale. Pas de temps à perdre, nous arrivons à l’aéroport et prenons le train (la ligne C1) jusqu’à Nuevos Ministerios. Nous n’avons pas pu prendre le métro car ce dernier est fermé jusqu’au mois d’avril. Nous avions notre blablacar vers 14h donc nous profitons donc du temps que nous avons pour aller manger. Un repas des plus équilibrés : Burger King (ça faisait un an que j’en avais pas mangé, il n’y a pas mort d’hommes). Nous nous rendons ensuite à la station de métro Cuzco (oui comme l’empereur mégalo) pour prendre notre blablacar. Nous n’avons pas eu l’occasion de voir Madrid mais, je pense, que nous allons essayer d’y retourner prochainement afin de découvrir la ville. Néanmoins, nous sommes passés devant le stade du Real Madrid : le Bernabeu. Nous retrouvons notre covoiturage et c’est parti pour 3h30 de voiture, direction Valencia !

Le trajet se passe bien, nous sommes avec un autre français et le conducteur est des plus sympathiques. Arrivés à Valence, on nous dépose dans l’avenue Blasco Ibanez et direction, la calle Santos Justo y Pastor ! Pour ce voyage, nous avons eu la chance de pouvoir loger chez un de mes amis de Valence : Cédric. Ce n’est que la 4ème année consécutive qu’il revient à Valence car il n’a pas réussi à valider l’intégralité de ses UE. (Je le suspecte d’adorer revenir vivre la vie valencienne et de le faire un peu exprès, mais bon, ça présente des avantages et grâce à cela, j’avais un peu de mon Erasmus avec moi). Le soir venu, nous sommes allés manger en compagnie de ses colocs. Il se trouve qu’au pied de leur appartement, il y a de très bons tapas colombiens (et pour pas très cher, 14€ pour deux personnes et on a vraiment bien mangé et bu). Rassasiés et mal organisés, nous avons raté le feu d’artifice mais sommes allés danser sur une petite scène comme on en trouve un peu partout durant les Fallas.

Le lendemain, c’est parti pour une journée de Fallas ! Nous prenons le métro depuis Ayora et descendons à Colon dans le centre-ville. Nous nous dirigeons vers la gare et V. goûte une spécialité locale : l’horxata. Je ne suis pas une grande adepte mais V. a bien aimé. Nous essayons d’aller voir la mascleta Plaza del Ayuntamiento mais nous sommes arrivés un peu tard et donc, au vu du monde agglutiné et de l’impossibilité de trouver une place quelque part pour l’observer, je décide d’emmener V. dans un restaurant italien proche de là : la Tagliatella. C’est un bon restaurant, sans être excellent, qui sert des portions généreuses et proposent un large choix de pâtes, pizzas et risottos. Ce n’est pas le moins cher des restaurants mais il dispose d’un bon rapport qualité/prix. C’est un endroit où j’allais manger de temps en temps avec mes colocataires ou ma famille quand j’habitais à Valence. Après un bon petit repas, nous partons à la découverte du centre et de ses nombreuses Fallas.

Le soir venu, nous décidons de repartir dans le centre afin d’aller voir les illuminations de Ruzafa. Mal dégourdie que je suis (et pour la première fois, sans guide durant les Fallas), j’ai raté la Falla de la Malvarrosa et ses illuminations. V. a beaucoup apprécié ce quartier malgré le monde. Nous avons pu profiter du spectacle son/lumière des illuminations ayant remporté le 1er prix. Après avoir fait un bon bain de foule, nous sommes repartis pour en faire un deuxième : direction de feu d’artifices et le pont d’Aragon. Autant vous dire qu’en cette Nit del Foc, tout le monde était agglutiné sur le pont ou aux alentours pour profiter du feu d’artifices qui était aussi beau que dans mes souvenirs. Après cette journée mouvementée, nous sommes rentrés nous coucher afin de pouvoir profiter à fond de notre dernière journée complète à Valence.

Pour nous éloigner de la foule et changer un peu du centre historique de Valence, je décide d’emmener V. découvrir la Ciudad de las Artes y las Ciencias. En chemin, nous nous arrêtons pour contempler deux-trois fallas, manger des churros con chocolate et pour profiter d’une mascleta de quartier. Et oui, des mascletas, il y en a vraiment à tous les coins de rue. C’est pourquoi la ville semble si calme après les Fallas. Plus de pétards, plus de mascletas, juste les voitures et les bruits de la ville habituels. Nous profitons du soleil pour faire quelques photos mais aussi pour nous poser dans le Jardin del Turia qui se trouve juste à côté de la cité.

Après une petite sieste au soleil, nous décidons de repartir vers Ruzafa pour mieux voir les fallas de la veille. Jour de crema, tout le monde attend avec impatience le soir et laisse un peu tranquille ces quartiers en journée ce qui nous permet d’en profiter. Au passage, nous nous achetons un sandwich dans un food truck argentin. Ceci fait, nous rentrons chez Cédric afin de nous reposer en vue de ce soir.

Et voilà, la Crema sonne le glas des Fallas. Ce soir, Valence sera en feu, au sens propre du terme. Nous retournons au même endroit où j’ai vu brûler ma première falla il y a 3 ans. Nous cherchons à éviter autant que possible la foule du centre ville. Nous assistons à la crema de la Falla infantil, qui était à mes yeux, la plus belle de cette année. Nous profitons du laps de temps entre la crema infantil et la crema major pour aller manger un bout et nous revenons. Comme d’habitude, les espagnols ont du retard. C’est compréhensible quand on sait que la présence des pompiers est obligatoire et indispensable avant de mettre le feu à cette structure de plusieurs mètres de haut. Nous attendons patiemment. A plusieurs reprises, l’association créatrice de la falla nous fait reculer afin de respecter des nouvelles normes de sécurité. Je me souviens qu’il y a 3 ans, nous étions beaucoup plus près. C’est une bonne chose puisque ça permet d’éviter les mouvements de foule en cas de retour de flammes. Nous attendons debout pendant près d’une heure et demi. Entre temps, V. et Cédric se prenne la tête avec un imbécile qui refuse de reculer car il a tout mieux compris que tout le monde. Nous rigolons bien quand ce dernier est presque poussé par l’organisation à reculer. Finalement, les pompiers arrivent et le spectacle commence. Feux d’artifice et pétards au rendez-vous, la falla prend feu. C’est beau, c’est indescriptible, c’est magique. Le tout se consume assez rapidement et en même temps très lentement. Nous restons jusqu’à ce que les pompiers éteignent les dernières flammes. Il nous faut rentrer car demain un nouveau périple pour retourner à Toulouse nous attend !

Et voilà, Valence c’est une nouvelle fois fini. On fait un câlin à Cédric, on dit les mêmes choses que d’habitude sans savoir quand on se reverra mais c’est pas grave, car on sait qu’on se reverra. Dans un mois, six, un an ou 10 ans, on s’en fiche car quand on se retrouvera ce sera toujours aussi extra. Nous prenons un blablacar direction Madrid ! On s’attendait à avoir un peu de temps sur place pour visiter un peu la ville avant de prendre l’avion mais les choses se sont passées tout à fait autrement. Nous nous sommes retrouvés coincés dans des bouchons sans fin. Nous avons mis 6h à arriver à Madrid au lieu de 3h30 quand la circulation est normale. Ceci s’explique car le lundi, donc jour de notre départ, était en fait, un férié pour la région de Madrid. Donc, tout le monde avait décidé de partir pour le week-end. Au final, plus de peur qu’autre chose. Nous sommes arrivés à temps pour prendre le bus et aller à l’aéroport.

Dans l’avion, mon petit coeur s’est un peu serré en me souvenant du départ de la dernière fois. C’est une sensation qui m’a accompagné durant tout le voyage. Déambuler dans ces rues, revoir Cédric, profiter des Fallas, du soleil, des feux d’artifices … ça m’a fait bizarre et en même temps, ça m’a fait un bien fou. J’étais partie stressée par le travail et les projets et pendant 4 jours, je me suis éloignée de tout ça et je suis rentrée « chez moi » ou en tout cas, dans cette ville qui a été chez moi et pour laquelle j’ai une affection sans bornes.

En terme de frais, ce voyage ne nous a pas coûté trop cher grâce aux économies faites pour le logement. De plus, les vols n’étaient pas excessifs même si nous avons choisi Iberia plutôt que Ryan Air (nous en avons eu pour 97€ chacun pour l’aller et retour car je voulais certains horaires mais un aller et retour Madrid-Toulouse avec Ryan Air c’est de l’ordre de 40€). Le Blablacar nous est revenu à 48€ chacun. Le bus est à peu près au même tarif et met environ 6h pour faire Madrid-Valence.

Pour la nourriture, nous n’avons pas vraiment fait de restaurants à l’exception de la Tagliatella donc autant dire que ça n’a pas été une grosse dépense.

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