Revenir.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai lu un article des plus intéressants sur les voyages mais surtout sur le fait de revenir après avoir vécu à l’étranger. Certains vous diront qu’ils n’ont pas changé, d’autres qu’ils n’ont pas arrêté de voyager, et d’autres encore qu’ils sont bien contents d’être rentrés chez eux. Dans mon cas, je suis plus mitigée. J’ai changé enfin je pense avoir changé, j’ai évolué grâce à cette année à l’étranger à côtoyer des gens de pays et cultures différents. Et le fait de revenir est un peu difficile.

Je passe d’un rythme de soirées/sorties soutenu à presque plus rien. C’est déprimant. De plus, je n’ai pas l’impression de pouvoir partager cette merveilleuse expérience avec mes amis les plus proches. J’ai cette désagréable impression d’avoir manqué trop de choses, d’être mise de côté par ceux avec qui avant de partir, j’étais si proche. Quand on parle du voyage, on parle du fait de partir, des avantages et des inconvénients, de la peur de l’inconnu, de l’excitation que ça suscite, de l’envie de découvrir, de la découverte, des portes que ça nous ouvre ou que ça peut nous ouvrir pour le futur mais on parle très rarement de revenir. C’est ce dont parlait cet article. Il expliquait que quand on rentre on est l’attraction, le centre de l’attention pendant les premières semaines (et encore, peut-être simplement, durant les premiers jours) et cette excitation « de l’ami retrouvé » passée, chacun retourne dans son quotidien sauf la personne qui n’en a plus : celle qui est partie. C’est un nouveau changement dans sa vie. Un nouveau départ en quelque sorte même s’il se fait dans la même ville qu’elle a quitté un an ou des années plus tôt. Quand on revient de voyage, les choses ont changé indéniablement. C’est normal. Pourtant, c’est dur de se réadapter. C’est dur de trouver de nouveau ses marques au milieu de tous ces changements. C’est dur de rentrer chez soi, de retrouver ce quotidien qu’on a quitté un an plus tôt, de retrouver des choses intactes et des choses changées, de retourner à certains endroits, de se retrouver face à certains souvenirs. Le retour n’est jamais facile. C’est pourquoi beaucoup de gens qui sont partis repartent tout de suite derrière. C’est un moyen d’éviter la déprime.

Je suis heureuse d’être de retour chez moi, dans le Nord, entourée de tous ces gens qui m’ont manqué durant mon année à l’étranger mais, j’ai l’impression qu’il me manque quelque chose. J’aimais parler une autre langue que le français, j’aimais rencontrer des gens un peu comme ça par hasard au détour d’un botellon, j’aimais le fait de ne pas avoir à planifier mais voir les gens quand même. J’aimais l’imprévu, les surprises, les décisions à la va-vite comme c’était mon lot quotidien à Valence. Mais justement, je ne suis plus à Valence. Il faut que je me fasse à cette idée, tout doucement, à mon rythme. Chacun réagit à sa façon au retour à la maison. Dans mon cas, je ne sais pas trop quoi penser. J’ai du mal à partager cette expérience. Peut-être de peur de trop en parler, je n’en parle pas assez. Je ne sais pas. Je ne trouve aucun juste milieu. Mais bon, ça va passer comme on dit. Je prévois tout doucement de nouveaux voyages, de nouvelles expériences, qui commencent ce samedi par une simple journée à Bruxelles mais c’est un début. En attendant de pouvoir partir, je vais profiter de cette fin d’été pour faire une liste de tous les endroits où je souhaiterai aller, et je pense que cette liste va être longue. Reste plus qu’à croiser les doigts pour trouver un job pour financer tout ça.

Repartir :
la Finlande/Suéde/Norvège
– l’Italie
– l’Allemagne
– l’Irlande
– l’Angleterre
– l’Ecosse
– l’Argentine
– les Etats-Unis
– la Russie
– le Japon
– la Chine
– le Danemark
et pleins d’autres endroits …

 

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