Erasmus

« Le football, c’est l’opium du peuple »

Le titre est une citation de ce cher M. Gallagher, amis de Mariette, si vous l’avez eu en cours, vous avez forcément entendu cette phrase une fois, aussi célèbre et caractéristique que le « Yoda’s speak » ou « Je n’ai pas pu corriger vos copies à cause du match d’hier ». Je me souviens aussi qu’avant d’arriver en Espagne, je partageais plus ou moins ce point de vue.

Il est vrai que je critiquais le football non pas le sport en lui-même mais plutôt la façon dont les médias en parlent et à quel point ils nous assomment avec le salaire des joueurs ou leurs hôtels de luxe. Ce qui me dérange dans le foot, c’est le côté bling-bling.

En Espagne, j’ai découvert une autre dimension de ce sport: la dimension familiale. Le football est une grande famille et aussi une grande fête que l’on vit tous ensemble. Amis, famille, enfants, parents, cousins, oncles, tantes et j’en passe. En somme tout le monde. Filles, garçons, tout le monde partage ce moment que ce soit chez soi, au stade ou dans un café autour d’une bonne bière (bonne bière … tout est relatif si l’on se référe à la bière espagnole).

J’ai eu la chance d’aller voir un des matchs les plus attendus et importants : la finale de la Copa del Rey qui opposait le Real Madrid au F.C. Barcelona. Un clasico. Un match intense. Un match qui a changé ma vision des choses par rapport au football. Dans le stade, la tension était palpable entre les supporters mais surtout sur le terrain. J’avais l’impression qu’ils jouaient, que ce soit Madrid ou le Barça, pour sauver leur peau. Mais aussi, il y avait cette rivalité, cette tension entre les deux plus grandes équipes du pays. A certains moments, je me disais que si on donnait un couteau à chaque jouer, ils allaient s’entre-tuer. Dans les tribunes, l’ambiance était géniale. Il y avait des enfants, des adultes, des filles, des garçons et un seul mot d’ordre : soutenir son équipe envers et contre tout. Les chants, les slogans, les drapeaux, tout s’agitait dès qu’il y avait une action ou simplement pour montrer à son équipe « Nous sommes là ! Nous vous soutenons ! ».

Je garde un très bon souvenir de cette expérience. Je voulais vraiment aller voir un match en Espagne, pays où il existe une véritable « culture football ». Peut-être ai-je une mauvaise image de ce qu’est le football en France, je ne le nie pas mais ici, on n’a pas besoin d’interdire aux supporters de telle ou telle équipe de se rencontrer par peur de problèmes. Je ne suis pas non plus naïve, je sais qu’il y a des imbéciles et des fouteurs de merde (excusez-moi ce terme) partout mais ici, j’en ai sûrement moins vu qu’à Lille. Pourtant, le clasico correspond plus ou moins à notre PSG-OM. Cette découverte me donne envie d’aller voir un match de football en France, de voir si l’ambiance va me toucher de la même façon, avec la même puissance. J’ai été fascinée, absorbée durant ce match. Incapable de détacher mon regard de ce qui se passait sur le terrain, de peur de manquer une action décisive.

J’ai eu la chance d’être dans la tribune de Madrid qui a remporté cette coupe et vivre cette victoire avec eux était assez impressionant. Je dois avouer que je ne tenais avec aucune équipe en particulier. Je ne m’intéresse pas assez au foot pour avoir une équipe préférée mais je dois avouer que les deux équipes se sont bien battues même si Madrid y a mis plus de hargne que Barcelone. En tout cas, je garde de cette expérience un excellent souvenir et un très bon moment en compagnie de Rémy qui de temps en temps prenait le temps de m’expliquer ce que je ne comprenais pas en tant que néophyte dans le domaine.

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